The Infamous – Adrian Diaconu


Par Guillaume Legendre

Voici un autre article issu de la collaboration entre www.danslescoulisses.com et www.fighttime.net.

Comme une horloge arrêtée donne parfois l’heure juste, il arrive que Réjean Tremblay tape dans le mille. Dans son papier de mardi sur Adrian Diaconu, Tremblay nous montre l’homme derrière le boxeur. Un article bienvenu pour l’image de celui qui s’est éclipsé de la scène médiatique après avoir subi deux défaites face à Jean Pascal, l’actuel champion mi-lourd WBC.

La vérité c’est que, malgré ses mains lourdes et son style spectaculaire, malgré son titre, Diaconu n’a jamais séduit le grand public. Sans talent devant les caméras, son manque de flamboyance et son caractère réservé crée plutôt un sentiment de malaise, celui que chacun ressent devant un être renfermé que l’on sait capable d’une extrême violence.

Le fardeau de celui qui gagne sa vie dans l’arène est de jouer le rôle que notre société leur donne. Soit arrogant et rutilant comme Jean Pascal, soit d’une extrême gentillesse comme Bute. Il y a aussi le méchant qui nous réconforte dans nos préjugés et qui fait vendre des billets aux promoteurs. C’est ce que le public demande, c’est le show. Mais ce qui dérange le plus, c’est le silence.

Pourtant la boxe, comme la vie, est composée d’hommes et de femmes complexes et uniques. Diaconu, lui, a refusé de faire la bête de foire, il est resté lui-même, il est resté vrai.

Le 15 octobre au centre Bell, il fait donc sont grand retour. Bonne chance Adrian

J’ai rencontré Diaconu une seule fois. C’était il y a 10 ans, à une époque où le Québec redécouvrait la boxe après l’engouement créé par les combats Hilton-Ouellet à la fin des années 90. Interbox en avait profité pour développer plusieurs poulains et, au début des années 2000, on en récoltait déjà les fruits alors que les Lucas, Alcine, Dorin et Diaconnu préparaient leur ascension vers des titres mondiaux.

Pendant qu’il s’entraînait au Centre Claude Robillard en compagnie de Léonard Dorin et d’Éric Lucas, Adrian m’avait fait une drôle d’impression. Il ne m’avait pas serré la main, me gratifiant seulement d’un haussement du menton qui pouvait autant vouloir dire « salut » que « décrisse ». Même si Léonard et Éric étaient plutôt sympathiques, j’ai préféré la deuxième interprétation et je m’étais éclipsé discrètement. C’est ma nature prudente.

Il semble que le Roumain faisait cet effet à plusieurs. Un de mes amis qui s’entraînait à la même école m’avait confié ne pas vouloir monter dans le ring avec lui : « Lorsque les fils se touchent, je te conseille d’être ailleurs ». La rumeur veut que Chad Dawson ait eu le même raisonnement, refusant de l’affronter pour reprendre la ceinture qu’Adrian détenait par intérim. Probablement que Bad Chad l’avait constaté que, effectivement, les fils se touchaient!

Donc, comme je le disais en introduction, bravo à Réjean qui, comme une horloge arrêtée, donne parfois l’heure juste. La différence est que l’horloge le fait deux fois par jour, alors que Réjean le fait une fois par mois.

On te lit quand même Rej … des fois.

Cliquez ici pour lire l’article de Réjean Tremblay sur Adrian Diaconu

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